par Jean-Jacques Didier. Docteur en philosophie et lettres, UC Louvain
À propos de L’hiver de la grande solitude, d’Ismaïl Kadaré
« Vers la fin du mois de septembre se leva sur la ville un vent d’une rare violence dont les tourbillons balayèrent les rues pendant plus de quarante-huit heures. Entre autres dégâts, bon nombre d’antennes de télévision furent renversées et la plupart tordues. Le vent tombé, durant plusieurs jours on vit les gens, montés sur les terrasses ou les toits, s’employer à les redresser[1]. »
Avec quelle jouissance Ismaïl Kadaré a-t-il ouvert son plus ambitieux roman sur une apparente anecdote ! Qui accorderait en première lecture de l’importance au détail des antennes tordues et redressées ! La communication abolie puis restaurée ! Les nouvelles recommenceraient à affluer, mauvaises d’un bout à l’autre du monde, mais au moins claires, univoques, objectives. Vraiment ?
Une question d’emblée
Pourquoi l’URSS n’a-t-elle pas envoyé de blé à l’Albanie cet automne ?
A la question, le pouvoir prétend donner une réponse claire, univoque, définitive. S’y emploie le ministère de la Propagande, mais aussi les journaux. S’il y a commande de blé à la France plutôt qu’à l’URSS, avec qui l’Albanie a pourtant un contrat d’approvisionnement, l’État laisse entendre que ce sont les mauvaises conditions atmosphériques qui l’expliquent, « une question de climat[2] ». Pour les citoyens lambda (gens de la rue, fonctionnaires, commerçants ou bourgeois « déclassés », omniprésents dans l’œuvre), il y a un écart entre le problème visiblement politique et la réponse simpliste qu’on leur sert.
« L’unité du bloc communiste. Et voici que maintenant, enfin, une faille, disait-on, s’y était produite[3]. »
Les mots faille, fêlure, plaie, jusqu’à cassure illustrent cet écart que les autorités vont pourtant s’évertuer à cacher durant tout l’interminable hiver qui s’ouvre. À défaut d’antennes fiables, serviles relais du pouvoir, se lève alors l’antique fumée de la rumeur.
La rumeur : définition, objet, genre, agent, forme
S’appuyant sur le sens du mot latin rumor « bruit confus de voix », Le Grand Robert définit la rumeur comme « bruit, nouvelles qui se répandent dans le public ; l’opinion, la voix publique. Ex. : Les nouvelles propagées par cette immense rumeur ».
TLFI donne aussi bruit confus pour base à ses différentes définitions, assorties des synonymes brouhaha, agitation, tumulte. Le dictionnaire termine par la définition qu’en donne la psychosociologie : « Bruit qui court transmis de bouche à oreille avec toutes les déformations introduites par chaque individu. »
Les deux dictionnaires s’accordent donc à qualifier la rumeur de bruit.
La psychosociologie s’est emparée à de très nombreuses reprises de ce sujet[4]. Ses pistes nous intéressent davantage. J.-N. Kapferer note que «la rumeur est « le plus vieux média du monde[5] ». Le seul critère de la rumeur est « l’attestation de circulation[6] ». Cette réflexion fait donc de la rumeur une dynamique, une onde, plutôt que l’objet véhiculé par cette onde ; ce serait donc d’abord un mode de circulation du bruit, non le bruit lui-même tel qu’attesté par les deux dictionnaires. C’est un mode de flux, un média, comme le sont la publicité ou le communiqué de presse.
Le « bruit » que propage la rumeur selon son mode propre se coule dans divers genres mineurs telles l’anecdote, la blague, la devinette. La rumeur cible un nombre indéfinissable d’objets : politique, moral, culturel, privé, etc.
Quant à l’agent moteur de la rumeur, c’est l’interdit quand il vient contrecarrer une pulsion nécessaire à l’individu ou à une classe d’individus, besoin pulsionnel de s’informer et de se créer des réponses, justes, approximatives ou fausses, mais de l’ordre d’une vérité qui aurait été ou a été effectivement dissimulée. On peut en conclure que la rumeur se différencie du commérage et de la médisance par ce besoin de s’informer avant tout, alors que commérage et médisance partent d’un besoin d’agression. La rumeur peut aussi être railleuse, mais ce n’est pas son premier ressort.
Reste à évoquer ses formes discursives, par quoi nous commençons.
Les formes discursives de la rumeur
« Le bruit court un peu partout[7][…] »
« Des ordres, disait-on, avaient été donnés […] ce sera catastrophique, dit quelqu’un […] On parla de destruction réciproque. Tous se couleraient mutuellement en champ clos, et personne ne saurait rien de la tragédie[8]. »
« On dit que la moitié des sous-marins sont restés sur place […] Il paraît que quelqu’un a acheté un manteau […] on a eu l’impression qu’ils allaient se rabibocher […] il y avait des gens pour dire […][9]. »
« Ce serait peut-être un des premiers sites que Krouchtchev visiterait[10]. »
« On ne sait jamais ce qui peut arriver[11]. »
« Il paraît qu’hier soir on a vu le ministre marcher seul, trempé, sous une pluie battante[12]. »
À ces exemples iconiques s’en ajoutent de multiples autres semés discrètement jusque dans des détails anodins.
« À deux pas de lui attendait un soldat flanqué de deux jeunes filles, apparemment des lycéennes. Elles se parlaient à voix basse et semblaient faire effort pour se retenir de rire[13]. »
« Mais c’était plus ou moins le cas de toutes les filles de son âge[14]. »
« C’était un sourire en quelque sorte indépendant […][15]. »
« En ce domaine, on ne peut être sûr de rien[16] ! »
« Qui sait ce qu’il veut dire ? C’est une énigme[17]. »
« Tu crois qu’ils pourront empêcher la sortie des sous-marins ? demande quelqu’un sur le littoral. – Je pense que leur but n’est pas d’empêcher, mais de retarder la manœuvre de sortie jusqu’à ce que… – Jusqu’à ce que … quoi ? De tels propos s’égrenaient le long de la côte comme des coquillages[18]. »
Pour mieux se protéger contre un éventuel désaveu par les faits, les diffuseurs préfèrent parfois adopter un profil bas, diluer leur rôle.
« Andropov répéta à nouveau qu’il avait été lui-même présent quelque part où l’on avait dit quelque chose qui n’avait pas, en réalité, le sens qu’on pouvait lui prêter à première vue[19]. »
« Je ne sais rien de précis, avait juré celui-ci, je crois seulement avoir happé quelque chose au passage, de manière confuse, mais il n’y a peut-être rien de vrai[20]. »
Toute la panoplie rhétorique est mise à contribution.
- Lexique : on, quelqu’un, peut-être, sembler, un peu, comme si ;
- Embrayeurs : il paraît que, on a l’impression, le bruit court, on ne sait jamais, je ne sais pas pourquoi, on prétend, je n’en suis pas certain, je crois l’avoir entendu dire, croire reconnaître) ;
- Valeur modale : le conditionnel pour exprimer le doute, verbe devoir employé dans un sens dubitatif ;
- Forme interrogative sans réponse.
L’agent et l’objet de la rumeur
Dans le roman d’Ismaïl Kadaré, la rumeur naît de l’existence d’un pouvoir coercitif. Voici l’agent. La rumeur est reine dans des périodes de crise, de guerre, de confiscation de la parole. Comme l’écrit Isaac Brazié, « La rumeur […] naît pour répondre et assouvir un besoin d’information dans un cadre plus ou moins contraignant et marqué par la censure[21]».
L’hiver de la grande solitude narre un épisode dramatique, la rupture de l’État albanais avec l’Empire soviétique de Nikita Krouchtchev et, par conséquence, sa mise au ban de tous les États communistes, en 1961. Tel est l’objet.
Les événements sont vécus sous de nombreux points de vue : des politiques les plus haut placés (Krouchtchev, Enver Hodja[22]) aux simples fonctionnaires, des journalistes, des traducteurs interprètes, des personnes de la sphère privée, qu’elles soient communistes, indifférentes ou « déclassées » (l’ancienne bourgeoisie), des ouvriers, une femme de ménage, un balayeur, etc.
« Un peu plus loin, ses collègues s’étaient rassemblés tête contre tête. Ils avaient sûrement entendu quelque chose. Les préposés au vestiaire des membres du Comité central avaient même peut-être saisi des détails importants […][23]. »
Dans une société corsetée comme l’Albanie de 1960, l’information est entièrement contrôlée par le régime. Il ne sort pas une ligne dans la presse qui ne soit soupesée avant publication[24]. Tout comportement et toute parole, même dans la sphère privée, doit correspondre aux canons du pouvoir. La littérature est particulièrement surveillée. Elle doit répondre aux six préceptes du réalisme socialiste[25]. Comme l’écrit Jean-Paul Champseix dans son brillant ouvrage Ismaïl Kadaré : une dissidence littéraire : « La langue [littéraire] se doit d’être purement dénotative et ne donner prétexte à aucun jeu « formaliste ». Le réalisme documentaire est strictement de mise, et l’imagination officiellement considérée comme une faculté éminemment nuisible[26]. » Les héros doivent être « positifs », les bourgeois sont haïssables, le peuple demeure d’un optimisme invincible et les fins de romans s’avèrent toujours heureuses. Le surgissement d’une dictature – ottomane, italienne, allemande, soviétique, chinoise ou nationaliste (pas moins que ça pour la petite Albanie ! – impose chaque fois une certitude provisoire via ses dirigeants, fût-ce à coups de fêtes plus ou moins obligatoires et de répression. C’est la belle époque des jours clairs, celle des « détecteurs », des « débusqueurs », des « exaltés[27] »
L’interdit, en principe, sépare les hommes. Jean-Paul Champseix relève quelques citations : « On aurait dit des sourds-muets », « Je n’ai pas de langue », « Pourquoi parler de ces choses-là ? », « Ôtez-lui la parole ![28] ». Mais l’homme étant un animal irréductiblement social, la rumeur vient remplacer la parole absente, biaisée ou remplacée par la propagande.
Ceci dit, il ne faut pas donner toute vertu à la rumeur comme si elle était l’étendard du bien. Jean-Paul Champseix souligne à juste titre qu’elle peut se mettre au service de l’interdit, non plus pour le contourner mais pour en distiller la menace : « La rumeur prend alors le pas et prépare les esprits au nouveau discours politique. Elle crée l’inquiétude au sein de la population et permet aussi de « démasquer » ceux qui osent gloser sur les changements de « ligne », en optant pour de nouvelles voies[29]. »
Besnik Struga, journaliste et personnage principal, reçoit de son rédacteur en chef l’ordre d’écrire « quelque chose de puissant ». Quoique la scission entre l’Albanie et l’URSS soit quasiment actée, « dans la presse, on ne parlera ouvertement de rien […] mais tu n’en dois pas moins suggérer une foule de choses, et avec force ![30]. »
La rumeur comme roman
Quand la rumeur règne en maître, le moindre indice prend une valeur inaccoutumée. Un mot, une tonalité dans la voix, un objet, un acte anodin sont des vecteurs puissants.
Ainsi de la toute nouvelle bombe au cobalt,importée de l’étranger et qui fait sensation. Alors que l’appareil, censé soigner les cancers, gît encore dans ses emballages, il suscite déjà diverses conjectures :
« Personne n’en connaît l’aspect et pourtant il est déjà entré dans leur vie [personnel de la clinique et malades]. Espérances, doutes, hypothèses saugrenues avaient commencé à converger vers lui[31]. »
Impressionnante, l’évocation du « petit morceau radioactif » de cobalt au cœur du monstre, comme s’il s’agissait de son âme. Mis en fonction, le cobalt agit par ses rayons comme la rumeur par les mots. Au début, son action est puissante, puis elle s’essouffle. Quand elle meurt, « les caisses contenant le corps de l’appareil repartiraient vers le pays qui l’avait fabriqué, afin que la sphère grise y soit pourvue d’une âme nouvelle. Alors tout se répéterait[32] ». La bombe de cobalt s’érige en allégorie de la rumeur, car celle-ci aussi renaît de ses cendres, comme on verra.
Autre image, plus facétieuse, la position des portes à la rédaction du journal de Besnik :
« Les portes des sections des informations générales, de la culture et du courrier du public étaient fermées. C’était le signe que ces services s’étaient fait tirer les oreilles […]. Les familiers du journal savaient bien que la position des portes, tout au long du couloir du premier étage, n’était pas immuable. Il se pouvait fort bien qu’avant peu, justement, les portes maintenant fermées, d’où n’émanait aucun bruit humain, s’entrouvrissent ou même s’ouvrissent toutes grandes et que d’autres, celles par exemple du service Agriculture ou de Politique étrangère, derrière lesquelles on entendait aujourd’hui deviser gaiement, se ferment pour plusieurs jours[33]. »
Contribuent aussi comme vecteurs non verbaux de la rumeur tel détail vestimentaire (le chapeau noir à large bord que Kadaré fait porter à Enver Hodja[34]) ou le manège nocturne des Zim noires à la résidence du président.
Cobalt, portes, chapeau, voitures, tous ces indices contribuent, avec les innombrables formes discursives, à ériger la rumeur comme structure, fondation et charpente de l’œuvre. Qu’en résulte-t-il dans la rue ?
« Il y avait quelque chose de différent dans les vitrines, les enseignes des magasins, même si les chiffres des horaires d’ouverture étaient inchangés. Il était arrivé quelque chose aux dimanches, aux projets de mariage, aux magasins de meubles, aux autobus, à tout à chacun, partout, à tous, à tous, à tous[35]. »
« Quelque chose » de nouveau, d’inquiétant s’y trouve saupoudré sans qu’on puisse l’identifier, comme une poussière impalpable. Magasins, dimanches, bus et jusqu’aux individus en sont recouverts. La rumeur s’est infiltrée partout comme un brouillard.
Dès le début, Kadaré entremêle les deux sens du mot climat : les conditions météorologiques (mauvaises) et l’ambiance politique (délétère). Extrait d’une communication téléphonique (perturbée par le mauvais temps) d’un journaliste à son journal :
« Allô, allô, non, rien de nouveau sur ce problème-là, oui, comme je l’ai dit, « question de climat » entre guillemets. Comment ? J’ai dit entre guillemets, n’oubliez pas les guillemets ![36] »
Tout au long des 660 pages, le brouillard constituera la basse continue, obstinée, de la rumeur. La pluie et la grisaille joueront les variantes. La tornade et la neige en formeront l’acmé.
Métaphore filée, le mauvais temps s’accompagne, on l’a vu, de toute une panoplie discursive touchant les dires, les opinions et les faits, jetant l’incertitude. Il est arrivé quelque chose aux dimanches, aux magasins et même aux autobus, mais quoi ? L’axe de la Terre aurait-il changé ?!
« L’hiver […] faisait dire à certains que l’inclinaison de la Terre avait changé. C’était une rumeur ancienne qui se répandait parmi les hommes chaque fois que sévissaient des saisons particulièrement anormales […]. Bien que chaque fois démentie, comme toute rumeur immémoriale, elle n’en avait pas moins conservé une étonnante crédibilité […][37]. »
Pourrait-on dire, comme dans un bulletin météo, que la nébulosité, abondante dès septembre, persistera jusqu’au printemps ? On dirait que non. Le divorce officiel entre les deux États est en effet acté in extremis. Le brouillard se dissipe :
« Toutes ces paroles qui, jusqu’alors, avaient plané comme des nappes de brouillard, avaient maintenant paru dans la presse, et même en caractères gras[38]. »
Au redressement d’antennes qui ouvrait le récit répondent alors deux épisodes finals. Le premier décrit leur enlèvement du toit de l’ambassade d’Union soviétique, évidemment sous la pluie…
« […] sur la terrasse, trois hommes démontaient en hâte les antennes. Coiffés de capuchons noirs pour se protéger de la pluie, sur un fond de tiges métalliques et de fils dénudés, ils décrivaient des mouvements qui, de loin, avaient l’air de gestes d’angoisse indéchiffrables […][39]. »
Le second, par quoi Ismaïl Kadaré clôt le roman, illustre la capacité d’un peuple à résister, et même à renaître. Nous sommes au début de mars, six mois après l’incipit ; les gens montent à nouveau sur leurs toits pour réparer les antennes :
« Or les antennes, les toits, tout comme le vaste paysage environnant, étaient demeurés intacts. C’est peut-être pour cela qu’en s’apprêtant à redescendre, les gens hochaient la tête, l’air de dire : « Et pourtant, quel hiver ! »[40] »
Conclusion
La conclusion choisie par le romancier se veut donc un rien optimiste. Du bout des doigts, il concède une faveur au dogme du réalisme socialiste selon lequel le peuple doit toujours sortir victorieux de l’épreuve. Cela ne suffit d’ailleurs pas à amadouer la censure qui interdit la parution de l’ouvrage[41].
C’est sept pages avant cette fin un peu fabriquée que se ramasse en quelques lignes tout l’objet du livre. À peine les questions résolues, une nouvelle interrogation rallume en effet la rumeur : une possible agression du pays par les forces du Pacte de Varsovie (la remise au pas de la Hongrie quatre ans plus tôt est encore dans toutes les mémoires). On y trouve une fin plus ouverte et, à mon sens, plus dans le droit fil de l’œuvre, confirmant au passage que la rumeur, davantage que l’intrigue politique, est le roman qu’Ismaïl Kadaré nous a livré ici[42].
« L’escalade du doute s’était déroulée à une vitesse vertigineuse. Au début, les gens s’étaient demandé : Y aura-t-il un froid ? Puis, quand la glace s’était répandue, on avait posé une autre question : Y aura-t-il un blocus ? Ensuite, en plein blocus, on s’était interrogé sur une rupture des relations diplomatiques, et voici qu’à présent, à ces centaines de devantures et de murs était apposé le doute relatif à une agression[43]. »
De septembre à mars, l’hiver aura étendu son emprise. Qu’attendre d’avril et des mois qui suivraient ? Quelle rumeur se lève déjà ?
[1] Ismaïl Kadaré, L’hiver de la grande solitude, Paris, Zulma, 2022, p.9.
[2] Ibid., p.69. Kadaré va naturellement exploiter le double sens du mot climat comme on le verra.
[3] Ibid., p.62.
[4] Pascal Froissart, « Penser la rumeur : un concept récent et controversé » : « Plusieurs dizaines d’ouvrages et plusieurs centaines d’articles (plus de 800 sur la base de données Psycinfo en 2016) ont été publiés (sur la rumeur). » Isaac Bazié note également que la rumeur fait surtout l’objet d’études sociologiques et des théories de la communication, mais qu’elle a peu intéressé jusqu’ici la critique littéraire (« La rumeur », in Protée, vol.32, n°3, hiver 2004).
[5] Cité par Philippe Aldrin dans l’article « Rumeur » de l’Encyclopedia Universalis, Paris, 2007.
[6] Pascal Froissart, op.cit.
[7] Ibid., p.354. Nous soulignons.
[8] Ibid., p. 559.
[9] Ibid., p.573.
[10] Ibid., p.13.
[11] Ibid., p.14.
[12] Ibid., p.23.
[13] Ibid., p. 11.
[14] Ibid., p. 17.
[15] Ibid., p.18.
[16] Ibid., p.21.
[17] Ibid., p.43.
[18] Ibid., p.557.
[19]Ibid., p.186.
[20] Ibid., p.279.
[21] Isaac Bazié, op.cit.
[22] Orthographe préférée à Hoxha dans la présente édition.
[23] L’hiver, p.227.
[24] Voir l’épisode de la photo d’Enver Hodja, écartée parce qu’il y apparaît un rien soucieux (p.42-50).
[25] Ces préceptes ont été définis à Moscou en 1934 et adoptés par Enver Hodja.
[26] Jean-Paul Champseix, Ismaïl Kadaré : une dissidence littéraire, Honoré Champion, 2019, p.21.
[27] Tous termes évoqués dans Le dîner de trop, Fayard, 2009, p.102.
[28] Jean-Paul Champseix, op.cit., p.142-146.
[29] Ibid., p.145.
[30] L’hiver de la grande solitude, p. 379.
[31] Ibid., p.94.
[32] Ibid., p 94.
[33] Ibid., p.32-33.
[34] Ce type de chapeau était réservé naguère à l’aristocratie albanaise, désormais honnie.
[35] Ibid., p.263.
[36] Ibid., p.200.
[37] Ibid., p.375.
[38] Ibid., p.627.
[39] Ibid., p.641-642.
[40] Ibid., p.657.
[41] La présente version date de 1973. Elle fut violemment critiquée. Kadaré la corrigea en édulcorant son propos. Il fut autorisé à la publier en 1978 sous le titre Le grand hiver.
[42] En référence à la célèbre formule « Le média est le message » du philosophe de la communication Marshall Mac Luhan.
[43] Ibid., p.650. L’Albanie n’a pas de frontière commune avec ses alliés du pacte, ce qui rendait improbable une invasion terrestre. Mais la rumeur se passe de la réalité des faits, et prospère même d’en être éloignée.