Tabir total (sur « Le Palais des rêves »)

« Voici quarante ans, monsieur,
que nous remplaçons le destin. »

Balzac, La cousine Bette.

Un texte de Jean-Jacques Didier, Docteur en philosophie et lettres (avec son aimable autorisation).

Ce roman semble nous offrir un conte. Il était une fois un palais des rêves (Tabir sarrail, en turc). Un palais où l’on rêve ? À tout le moins un atelier créatif qui ferait la part belle à l’inconscient, ou une fumerie d’opium où l’on planerait en toute innocence ? En tout cas, un titre optimiste, pour contrebalancer Avril brisé, Le général de l’armée morte, L’ombre, La niche de la honte, L’hiver de la grande solitude. Kadaré, conteur pour enfants, pour les grands enfants que nous sommes restés ?!

Tout bleu ciel que soit sa coupole, le palais n’est ni un atelier ni une fumerie, mais une fumisterie d’État. Une administration, un bureau. Le palais est une entreprise de surveillance totale, totalitaire, chargée de sonder tous les sujets de l’Empire jusque dans leur inconscient, leur refoulé, ce qui leur est à eux-mêmes insaisissable. Et les rêves n’y entrent que comme matériau brut dont il s’agit, après épuration et amputation, de sortir tous les vendredis – jour saint – un produit fini du Renseignement (un de ces mots majuscules chers aux dictatures).

L’organigramme

Voici l’organigramme de cette police. Au bas de l’échelle, qui compte dix niveaux, les « rêveurs » (1). Tous les citoyens de l’Empire sont priés de rendre compte de leurs rêves aux copistes de leur ville ou village, fonctionnaires subalternes (2). Des courriers font l’aller-retour pour apporter ce butin à la Réception du palais (3). Le département de la Sélection (4) juge les rêves nuls ou valables, auquel cas l’employé suggère un thème sous lequel les classer.

Ceux qui avaient été retenus étaient classés en plusieurs groupes, selon les types de questions concernés : sécurité de l’Empire (complots, trahisons, révoltes) ; politique intérieure (avant tout l’intégrité de l’Empire) ; politique extérieure (alliances, guerres) ; vie civile (exactions, abus, cas de corruption) ; indices d’un Maître-Rêve éventuel ; divers[1].

 L’hésitation est permise. Les rêves certifiés et ceux en balance sont transmis à l’Interprétation (5) chargée d’en extraire le sens ; le sous-département des Interprétations difficiles (5b) peut au besoin intervenir. Il s’agit d’être sérieux, car le bureau de la Vérification (6) peut lancer à tout instant et à tous les niveaux du palais une inspection surprise. Le rêveur même, si son rêve complexe soulève la controverse, est soustrait de son gourbi natal et amené à la capitale pour subir un interrogatoire opéré par la Chambre de la mise au secret (7). Chapeautent la pyramide, la Direction générale et ses sous-directeurs (8). Le secteur du Maître-Rêve (9) choisit ensuite le champion des rêves censé éclairer l’avenir de l’Empire, et qu’on apporte tous les vendredis au Sultan. Enfin, une fois analysés et empaquetés, tous les rêves sont déposés aux Archives (10).

On trouvera étrange que cette pyramide, si soigneusement maçonnée, ne comporte pas de service de Traduction, alors que cet Empire embrasse des dizaines de peuples. Le rôle en est-il dévolu aux copistes, ou la Sélection est-elle compartimentée en catégories linguistiques ? Le conte ne le dit pas, ni ne donne l’âge du capitaine.

L’espace (le labyrinthe)

La complexité de l’organigramme se trouve relayée par celle, bien physique, de l’édifice. Présentant des centaines de salles réparties sur plusieurs étages souterrains et en surface, les galeries et les escaliers en sont monumentaux. Les portes, de dimensions imposantes, sont toutes semblables. Aucune signalétique, aucun fléchage, aucune plaque.

Les galeries lui paraissaient tour à tour familières et étrangères. Il n’entendait pas même la moindre ouverture de porte. Il s’engagea dans un large escalier et monta à l’étage supérieur, puis redescendit à son point de départ et, quelques instants après, se retrouva même un étage plus bas. Partout le même silence, le même vide.

 Le labyrinthe semble se refermer sur lui-même.

Il lui fallut près d’une demi-heure pour atteindre enfin le sous-sol du palais. […]. Il crut entendre des pas non loin de lui et pressa l’allure pour rejoindre l’inconnu, mais les pas de l’autre s’accélérèrent à leur tour. Il s’arrêta, l’autre fit de même. Il s’aperçut alors que ces pas étaient les siens. […] Maintenant, il avait l’impression que cette galerie était de forme circulaire. Par moments, il croyait encore entendre des pas éloignés, mais ce pouvait être aussi bien l’écho de l’écho de ses pas, ou les pas de gens marchant à d’autres étages[2].

Le lecteur jouit d’une vue aérienne que n’a pas le personnage principal qu’on vient d’accompagner dans ses errances. Mark-Alem Quprili est issu d’une illustre et puissante famille de la capitale ayant compté des ministres et, à l’heure du récit, un vizir, oncle du personnage. Même si le titre original du roman lui donne le premier rôle (Nepunesi i pallatit te endrrave, Employé au palais des rêves), on hésite à qualifier plus avant Mark-Alem de héros, tant son attitude est d’un témoin passif, recruté par le service de la Sélection et qui ne comprend rien au drame qui se joue. Il ne comprendra pas davantage sa propre promotion au rang de sous-directeur au lendemain du drame qui atteindra sa famille. Ce « témoin » endosse malgré lui le rôle de l’aveugle de service, comme un Œdipe de banlieue.

Malaise au dehors

Dès l’entame du roman, Mark-Alem se montre hésitant. Le doute et l’angoisse jalonnent son parcours privé et professionnel. Le malaise qu’il éprouve comme fonctionnaire au palais se trouve déjà en germe dans sa difficulté vitale à poser le pied dans son quotidien. Les questions qu’il laisse sans réponse, les gestes contradictoires et les erreurs de jugement se multiplient. On ne compte plus le nombre de mais qui le montrent prêt à agir ou à juger, pour aussitôt faire ou penser l’inverse. Il éprouve beaucoup de mal à se concentrer. Mal de tête, fatigue oculaire lui sont habituels. Espace et temps sont tantôt distendus, tantôt contractés.

[…] Il se produisit alors quelque chose qui lui parut proprement terrifiant […] le fonctionnaire au visage morose, tout en poursuivant sa lecture, s’était lentement levé de son siège. Son mouvement ascendant était si lent, si régulier, que Mark-Alem fut saisi d’épouvante en raison même de cette lenteur, de cette régularité […]. Il fut sur le point de crier : Assez, je ne veux plus de cet emploi, rendez-moi ma lettre […] mais le fonctionnaire était à présent complètement debout[3].

L’atmosphère du palais aggrave la sensation d’irréalité qu’il éprouve dans la vie ordinaire. Mais n’est-ce pas pour ces raisons mêmes que sa mère souhaitait lui voir embrasser cet emploi ? Soustraire son fragile enfant aux vicissitudes du réel ?

Le Tabir lui semblait la seule institution capable d’assurer le salut de son fils. Outre que cet organisme offrait des possibilités illimitées de faire carrière, l’avantage essentiel qu’elle y trouvait résidait dans son caractère vague et brumeux. Dans cette administration, la réalité se dédoublait, on accédait très vite au domaine de l’irréel, et ce brouillard lui semblait l’élément susceptible de servir de meilleur refuge à son fils quand viendraient à éclater les orages[4].

L’énigmatique « Tu nous conviens[5] » proféré deux fois à Mark-Alem comme seule justification à son engagement corrobore le ressenti maternel. Sans doute la raison que détectent, quant à eux, ses employeurs tient-elle à sa soumission, à sa malléabilité, plutôt qu’à son influente famille ou à ses capacités. On le suivra dès lors, constamment timide, craintif, obéissant, questionneur, cherchant sans cesse à se rassurer, quitte à s’abstraire de la réalité.

Qu’était-il donc arrivé à la vie, aux hommes, à toutes choses ici-bas ? Là-bas […] dans ses dossiers, tout était si différent, si beau, si plein de fantaisie […] Comme ce monde-ci paraissait enchaîné, avare et fastidieux au regard de l’autre qu’il servait ! […] Il avait décidément bien fait, ces derniers mois, de ne pas sortir et de ne voir personne[6].

Quand Mark-Alem quitte le palais le soir, il éprouve de plus en plus de mal à se réancrer : sa conscience est engloutie au point que c’est la réalité du dehors (les rues, les gens) qui lui semble de plus en plus étrange. Il se produit une inversion des pôles rêve/réalité.

Malaise au-dedans

Quoi qu’il dise, il n’y est pourtant pas toujours à l’aise. Le palais est un système bien clos (« non point l’ouverture, mais l’isolement[7] » le prévient son chef).

Aux Archives, Mark-Alem est de nouveau pris de malaise (doigts gourds […] violent élancement dans la tête […] Des mouches voletaient devant ses yeux[8]Qu’était-ce que cette somnolence qui gagnait chacun de ses membres ? […] Et s’il venait à s’effondrer et qu’il s’endormît dans ces couloirs déserts ?[9])

Le monde souterrain des Archives pourrait bien garder sa proie, comme l’Enfer de Dante ses damnés ou comme le pont aux trois arches son emmuré[10].

« Si le Tabir Sarrail est comme le sommeil par rapport à la vie réelle, reprit l’archiviste en poussant une porte, les Archives sont comme un sommeil encore plus lourd à l’intérieur du sommeil du Tabir[11] »

Car il s’agit bien du sommeil dit éternel, dont on ne se réveille pas, et il faudra la mort bien réelle d’autres hommes, pour que se rompe l’enchantement, autrement dit l’ensorcellement. Son retour à la réalité s’esquisse dans les toutes dernières lignes, non sans laisser planer un avenir périlleux.

Le travail proprement « infernal » de Mark-Alem consiste donc à encager des nuages. Là réside la folie du palais, tout autant que sa raison d’exister, hors de toute logique, au-dessus de tout réel. Il s’agit de dé-rêver les songes, de traduire les trois ou quatre dimensions d’un rêve en l’unique dimension linéaire d’un rapport de police, des fantasmes chauds en comptes rendus procéduriers, sans consulter le rêveur, mais dans le soliloque d’un fonctionnaire[12] ; absurdité comique[13] si elle n’était meurtrière : la seule fois où le rêveur est amené à commenter son rêve, c’est sous la forme moyenâgeuse de la question, dont on ne sort pas vivant.

[Cette institution] serait absurde dans un mode logique [dit Kurt]. Dans notre monde tel qu’il est, en revanche, je la trouve parfaitement normale[14] !

Le labyrinthe du palais singe les circonvolutions du cerveau, mais sa complexité n’en est qu’une imitation grossière.

Le palais prétend donc faire dire aux rêves le réel à venir, quitte à inverser la manœuvre : fabriquer des rêves qui diront ce que le pouvoir a convenu de leur faire dire, car « ne peut voir vraiment que celui qui sait, l’initié, l’admis aux mystères[15] ». Rêve et réalité : qui invente l’autre ?

On disait donc que certains Maîtres-Rêves étaient des faux, qu’ils étaient fabriqués au Tabir Sarrail par les employés eux-mêmes, au gré des intérêts des puissants groupes rivaux au pouvoir, ou selon l’humeur du Souverain[16].

Tragique et tragédie

La magie et les oracles traversent le roman. On y remarquera l’importance du regard et de la cécité :

  •  La vieille gouvernante de Mark-Alem lit dans le marc de café ;
  • Un groupe d’aveugles fréquente le café où descend Mark-Alem, non des aveugles de naissance, mais « leurs yeux, différents de ceux du commun des mortels, avaient un regard maléfique […] le grand État ottoman, pour se défendre lui-même et prémunir le reste de ses sujets, avait décidé par décret spécial que ces individus devaient avoir les yeux crevés[17] » ;
  • Dans la chanson de geste qui célèbre les Quprili, un homme provoque en duel son ennemi mort. Là encore, un chevalier, aveuglé par sa propre mère, erre dans la montagne, monté sur un cheval lui aussi aveugle ;
  • Le directeur de Mark-Alem évoque l’Oracle de Delphes et les chiromanciens antiques, qui ont jeté les bases (bien modestes, dit-il) de ce qu’accomplit le Tabir Sarrail, lequel, sous le nom de Yildis Sarrail, a d’abord consacré son travail à l’observation des étoiles.

Choisi et décortiqué, le Maître-Rêve déclenche la tragédie. Forme achevée de la délation[18] involontaire, il décime tout autour de lui. Seule trace de rébellion, l’insomnie générale, la grève du sommeil que choisissent les Albanais, infime peuple de l’Empire. Sans sommeil, pas de rêve. Sans rêve, plus de grain à moudre au palais. Mais l’événement est anecdotique.

Le sort des Quprili est, quant à lui, décelable dès les premières pages pour le lecteur attentif, mais non pour Mark-Alem. Il apprend que son patronyme provient du mot albanais désignant un pont[19]. Un des premiers comptes-rendus de rêve qu’il lit se déroule justement au pied d’un pont :

Un terrain abandonné au pied d’un pont ; […] Parmi les ordures […], un vieil instrument de musique à l’aspect insolite, qui jouait tout seul dans cette étendue déserte, et un taureau, apparemment mis en furie par ces sons, qui mugissait au pied du pont…[20]

Il n’y comprend rien, le jette dans le paquet des rêves nuls, puis le reprend, le relit et le classe, sommé d’un point d’interrogation, à charge de l’Interprétation d’en décider.

Promu rapidement au rang d’interprète, c’est lui qui se retrouve devant le compte rendu, sans parvenir évidemment à l’élucider, même si un instant il se demande s’il ne serait pas lié à son patronyme. « Songe creux », finit-il par dire ; plus tard, son oncle Kurt le prévient que les rhapsodes invités par les Quprili à chanter l’épopée familiale « chanteront entre autres la vieille ballade du pont aux trois arches, dont dérive le nom de notre famille[21] ». C’est seulement quand le rhapsode entame le chant fatidique, qu’il se sent oppressé : des bribes du rêve lui reviennent, mais confusément, et de toute façon trop tard. Aveugle jusqu’au bout alors qu’il aurait dû servir d’éclaireur officieux de sa famille, il n’a pu leur éviter la chute brutale. Kurt sera la victime expiatoire pour que survive, mais amputée, la dynastie. Mark-Alem comprend enfin le rêve de la bouche d’un collègue mieux renseigné :

Les Quprili (le pont), à travers leur geste (l’instrument de musique) se livraient à une action contre l’État (le taureau furieux)[22].

Le motif de l’exécution de Kurt, c’est précisément la chanson de geste que ce dernier avait commandée pour la fatidique soirée de gala. Le rêve aura en outre causé la mort des trois musiciens et de l’infortuné auteur du rêve, un marchand de légumes qu’on aura mis à la question.

Le palais des rêves se constitue métaphoriquement de deux pyramides inversées. À la pointe de l’une figure désormais Mark-Alem, nommé sous-directeur au lendemain du drame, et à la pointe inverse se trouve Kurt, précipité dans la mort. Le palais distribue la récompense et le châtiment selon des critères sibyllins. Construction méthodique, mais où les rôles dévolus dépendent d’un arbitraire jupitérien.

Non seulement tragique dans son argument, l’ouvrage de Kadaré réactualise la tragédie comme genre. Il suit la marche d’un irrésistible destin, celui d’un homme à qui des avertissements sont proférés dans une langue étrange, par des voies plus absconses encore. Incapable de les interpréter, de plus en plus angoissé, il poursuit néanmoins son chemin. L’approche de la mort se ponctue de courts répits et d’inutiles implorations (« Que Dieu nous protège[23] ! ») qui la rendent encore plus implacable aux yeux du lecteur, jusqu’au surgissement du fatum. C’est paradoxalement au moment où le chœur antique tant attendu va entonner la chanson de geste à sa gloire, que la puissante famille subit les foudres du Zeus ottoman.

Si le mot turc saray, francisé en sarrail par le traducteur, désigne bien un palais, Tabir quant à lui, signifie, non pas « le rêve », mais «la phrase ». Au terme de notre analyse, le Tabir Sarrail est donc le temple de la Phrase homicide, de l’Oracle assassin. On est loin du conte de fée[24].


[1] Ibid., p.42.

[2] Ibid., 122.

[3] Ibid., p. 16.

[4] Ibid., p 54-55.

[5] « Tu nous conviens… Cette phrase, Mark-Alem se l’était répétée mentalement des dizaines de fois, comme si cela avait pu l’aider à en pénétrer le sens. Or, elle était comme ça, fermée de toutes parts, énigmatique, polie comme une paroi lisse à laquelle on ne peut s’agripper pour tenter de la franchir. » (Ibid., p.43).

[6] Ibid., p 109.

[7] Ibid., p 18.

[8] Ibid., p.134.

[9] Ibid., p.137.

[10] Il s’agit du pont d’où découle le nom des Quprili : pour en assurer la stabilité, un homme y aurait été emmuré vivant. Un autre roman de Kadaré, Le pont aux trois arches, revient sur la légende.

[11] Ibid., p.126.

[12] Le critique Brumes établit une comparaison passionnante avec la présente obsession de l’interprétation dans nos sociétés médiatiques : « À quoi ressemble notre société médiatique et politique actuelle sinon à une fabrique herméneutique permanente ? Chaque fait divers, plus ou moins absurde, est jugé signifiant : il fait l’objet d’interprétations économiques, sociologiques, politiques […]. La réalité est envisagée comme une masse cryptée de faits au sein de laquelle résident des messages, des sens, qu’il convient de trouver, grâce à des experts, dont l’interprétation ne peut faire que consensus. » (in Brumes, Une initiation : Le palais des rêves, d’Ismail Kadaré, [brumes.wordpress.com], 11 mars 2014, consulté en juillet 2026).

[13] Henri Bergson définit le comique comme du mécanique plaqué sur du vivant. Ici, « le contraste est éclatant entre des rêves abstrus et incohérents, indéchiffrables par nature, et une rationalisation administrative maniaque, avec ses normes, ses routines, ses protocoles » (Brumes, art. cit.).

[14] Le palais des rêves, p.57. La lucidité proclamée de Kurt lui sera fatale.

[15] Brumes, art. cit.

[16] Le palais des rêves, p.118. Par ces mots, le vizir invite son neveu à ouvrir l’œil, car il pressent la menace qui pèse sur sa famille.

[17] Ibid., p.111. Le thème du regard maléfique qu’on punit de cette manière est développé dans Le firman aveugle (1984).

[18] Kadaré qualifie de « superdénonciations » les Maîtres-Rêves (cité par Jean-Paul Champseix, Ismaïl Kadaré : une dissidence littéraire, chap.IX, « Le palais des rêves ou la maîtrise totalitaire », p.275 à 331, H. Champion, 2019, p.319). Le critique y étudie magistralement la portée socio-politique du roman.

[19] Le palais des rêves, p.9.

[20] Ibid., 45.

[21] Ibid., p. 64.

[22] Ibid., p. 166.

[23] Formulé d’abord par Mark-Alem puis par sa mère (Ibid., p.141 et 145).

[24] Le nom de Tabir Sarrail a fait florès. Il est aujourd’hui porté par un quintette dijonnais de post-rock et par un site namurois d’escalade.